Alors... tu souffre...
oui.
Comment c'est la peine ?
... brumeux. pas vraiment comme l'idée que j'avais fini par m'en faire.
Tu avait oublié. Mais tu doit être content maintenant ? non ? n'est-ce pas ce que tu voulait ? Vivre, sentir la vie jusqu'au bout des doigt, toute la vie, le bon comme le mauvais.
oui.
Alors.
... je sais pas bien.
Peu importe après tous, n'est-ce pas ?
... oui... non... je... il y a toujours... c'est pas...
Peu importe, c'est bien ce que je disais. Regarde toi !
...
Ou sont tes idées, grandes et belles. Oh oui ! Qu'elles était grandes et belles tes idées ! Il n'y a plus rien désormais. C'est ça cette brume : tes idéaux partis en fumé, tout c'est évaporer. Alors ?
rien... laisse moi.
Non, j'en suis navré, mais ce n'est pas si facile. Et je ne fait pas ça de gaité de c½ur, croit moi... quoi que...
que veut tu ?
Moi ? Rien. Toi, que veut tu ?
... rien.
Tiens ? Tu ne veut rien ? Tu ne veut rien... Tu réalise enfin.
je voudrait que ça s'arrête.
De quoi ?
tout ça.
Arrête ta fausse pudeur ! Tu aime ta mère petit garçon, mais tu ne peu t'empêcher de lui faire du mal. Et tu voudrais que cela s'arrête. Mais tu ne sais rien, tu ne peux pas savoir, tu ne peux pas comprendre. Tout ce qu'il t'est donné, c'est cette certitude, comme quoi cela ne changera jamais, ni avec elle, ni avec personne. Tu est seul. Tu est seul !
arrête.
Tu est seul et tu pourra très légèrement soulager cet solitude qu'au prix de souffrances supplémentaires ainsi que de celles des autres, des tes proches, de ceux qui t'aime et que tu aime. Comme des mouches qui se brule a la lumière et la chaleur qu'il ont trop ardemment désiré. Mais quelle autre choix avez vous ? Le froid et l'obscurité. certain ont l'inhumanité de ce l'offrir.
arrête. je t'en prie.
Pour les autres, ils sont comme des hérissons qui s'enlacent et s'empalent les uns et les autres. Poussé par cette envie presque primaire de tendresse et de chaleur. Mais aussi par cette élan de colère, de vengeance, parce qu'ils se fond mal, tellement mal, aussi mal qu'ils ont besoins de leur amour. Bien pathétique comme cirque. Et toi... toi tu fait parti de ce manège sadique, et finalement tu n'est pas si important que ça.
arrête. par pitié.
Je ne peut pas, et cela ne me fait pas aussi plaisir que ce que tu pense.
qu'es ce que je peu faire ?
Tu est seul.
s'il te plait, aide moi.
...
s'il te plait...
Je ne suis pas avec toi. Je te le dit encore une fois : Tu est seul.
... attendre. que puis-je faire d'autre ?
Comme d'habitude ? Tu vas attendre. Laisse le courant te porter, il a toujours bien fait les choses après tout. tu n'as qu'a fermer les yeux, essayer d'oublier et le sommeil t'emporteras. Quand tu te réveilleras, tu n'auras qu'a glisser tout ça sous ton lit, et remettre ce masque que tu porte en permanence. De toute façon tout le monde fait pareil... et sa marche si bien...
... que puis-je faire d'autre ?
Rien. Au bout du compte, c'est cela qui est drôle.
... je voudrait pouvoir faire plus, je voudrait être plus...
Bien sûr. Comme tous le monde. Dit moi quelque chose de plus intéressent s'il te plait.
... je n'ai rien t'intéressent a dire de toute façon, je cherche juste une solution, une solution que je ne pourrais jamais trouver.
A défaut d'être passionnant, ça à le mérité d'être révélateur. Le choupinou ne s'aime pas ?
qui s'aime de toute façon ?
Certains personnes, mais pas toi.
c'est mieux ainsi. cela ne changerai rien.
Comment le sais tu ?
je ne veux pas le savoir, je ne veut rien savoir, je veux cet putain de solution, ou alors que tout s'arrête.
Mais je croyait que tu pensé ne jamais trouver cette solution ? Pourquoi ne pas tout arrête tout de suite ?
... je ne sais pas.
Comme d'habitude...
laisse moi.
Ne serait tu pas trop lâche ?
laisse moi, je suis fatigué.
Oui, on dirait bien que tu est trop lâche.
tait-toi. tu ne sais rien. je ne sais rien. personne ne sais rien. personne a envie de savoir, la vérité ne sert a rien. elle rend les choses amers, acres et amers. elle ne sert a rien, et elle coute trop chère. laisse moi maintenant, laisse moi oublié. laisse moi trouver un peu de paix. j'en ai vraiment besoin.
Il fut un temps, ou ton discourt été tout autre.
je n'ai jamais aimé la vérité, trop prétentieuse, comme toi.
Je ne parlais pas de cela. Je parlais de ta fatigue, de ton abandon.
peu être... mais j'ai réellement besoins de quelques temps de repos. il me faut la paix. part loin de moi, part avec ta vérité, tes combats et tes problèmes
Ce n'est ni Ma vérité, ni Mes combats, ni Mes problèmes, mais bien les tiens.
peu importe.
Alors on y est revenu, à ce "peu importe", c'est amusant.
laisse moi.
Dit moi avant de partir.
quoi ?
Sa soulage ?
... oui... non.
Amusant...
... si, sa soulage... un peu... comme l'oublie...
Alors donc, cela signifiai que rien a changé depuis ce temps là. Il te semblait si lointain, tu pensais avoir tellement évolué. Et maintenant, tu doit admettre que non, que tu est rester le même. Toi tu est toujours ce collégien, ton sac et ton manteau sont toujours trop grand. Et finalement, tout ça n'a toujours pas de sens... Et pour finir, tu est bien loin d'être notifiable. En fin de compte, tu n'as rien trouver, et tu est seul. Tu ne trouve pas ça drôle ?
laisse moi en paix. par pitié... la paix... par pitié...